Écrits, photos...

Aurores dans la Dombes

8 décembre 2010, Justine
Brouillard dans une campagne déjà humide par sa nature

Sujet du concours : Fait divers.

Le petit matin se levait sur la Dombes. La nuit se terminait enfin, comme toutes les précédentes. Jeanne se força à ouvrir les yeux et fixa le plafond irrégulier, auréolé de tâches d’humidité. Le jour transparaissait faiblement à travers les volets disjoints, traçant des lignes verticales sur le mur blanc gris, tels les barreaux d’une prison.

Quais du Polar 2016

La nouvelle pour Quais du Polar :

Aurores dans la Dombes

Le petit matin se levait sur la Dombes. La nuit se terminait enfin, comme toutes les précédentes. Jeanne se força à ouvrir les yeux et fixa le plafond irrégulier, auréolé de tâches d’humidité. Le jour transparaissait faiblement à travers les volets disjoints, traçant des lignes verticales sur le mur blanc gris, tels les barreaux d’une prison.

Nouvelle 2015 : Natures mortes

Nature morte
Nature morte

Natures mortes

La fenêtre ouverte laisse entrer un peu d’air dans la salle du musée. Le rideau tendu masque la rue sans taire les bruits qui montent et apportent un peu de vie dans cet espace clos, isolé, hors du temps. Michel marche d’un pas lent, mesuré, silencieux. Une démarche en adéquation avec le lieu. Dans son costume noir, il ressemble à un corbeau. Il n’arrive pas à s’y faire à cette tenue de pingouin. Jamais il ne se serait imaginé en costume-cravate à passer ses journées à contempler des œuvres d’art. Il est gardien de musée depuis plusieurs semaines maintenant. Le travail est d’un ennui mortel, l’ambiance austère. Mais, paradoxalement, Michel aime ce décor, ce calme et ces œuvres, témoins du génie humain au fil des siècles.

Parfois, un groupe scolaire anime l’après-midi. Il faut les surveiller adroitement et supporter leurs blagues idiotes. D’autres fois, c’est une classe d’art qui vient faire quelques croquis, recueillement et concentration entrecoupés de gloussements.

Michel est étudiant en Histoire de l’Art et ce travail lui permet de financer en partie ses études, sa colocation et ses sorties. En réalité, presque tout l’argent part en boissons.