Écrits, photos...

Les disparus des thermes : écriture terminée !

L’écriture est terminée, les relectures se suivent et se ressemble plus ou moins.

Plus de 3000 corrections, sans compter les retours de Christophe, Véronique, Isabelle… et une belle histoire à la clef.

Calendrier 1923

Le poème de Lamartine ouvre la voix…

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour  ?
Ô lac  ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde  ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir  !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Alphonse de Lamartine
Méditations poétiques – 1820
Le lac.
 

Et, en avant première, le paragraphe d’introduction

Jacqueline remonte son col, enfonce son chapeau jusque sous les oreilles et tente d’allonger le pas. Cette précipitation aggrave son état. Une quinte de toux lui arrache un filet de sang anémié. Sa peau se tend sur ses mains décharnées. Elle crispe ses lèvres diaphanes sous la douleur et s’appuie contre un mur pour reprendre un souffle qui ne vient pas. Péniblement, elle poursuit sa lente progression le long de la rue de Servient. Jusqu’au porche de son immeuble. La chaleur de cette fin d’été arrive à peine à la réchauffer, le hall lui semble glacial. La première marche de l’escalier de pierre lui soutire un râle rauque, la deuxième une plainte sourde et les suivantes le peu de vie qui persiste dans ses veines. Elle parvient enfin devant sa porte, la clef à la main.

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